24 octobre 2020

Vers un duel Bouhanni-Démare ?

©Mounic

Pour sa 109ème édition, Paris-Tours s’offre à des schémas de course variés, dont celui du sprint massif dans lequel pourraient notamment s’opposer Nacer Bouhanni et Arnaud Démare. Mais la dernière classique de la saison revient toutefois le plus souvent à de solides attaquants susceptibles de faire la différence dans le final.

Pour sa 109ème édition, Paris-Tours s’offre à des schémas de course variés, dont celui du sprint massif dans lequel pourraient notamment s’opposer Nacer Bouhanni et Arnaud Démare. Mais la dernière classique de la saison revient toutefois le plus souvent à de solides attaquants susceptibles de faire la différence dans le final. La liste des engagés en est bien fournie, avec par exemple Greg van Avermaet et Tony Gallopin

[dropcap]L[/dropcap]es 184 coureurs attendus au départ enfourcheront dans leur grande majorité leur vélo pour la dernière fois de la saison. Il leur restera alors 231 kilomètres pour briller, pour chercher à s’emparer d’un nouveau bouquet, peut-être celui qui donnera à leur année la saveur de la réussite. La ligne droite finale de l’avenue de Grammont titille bien entendu les sprinteurs, toujours désireux de laisser leur empreinte sur les lieux historiques de la discipline. Dans un scénario de ce type, les yeux seront certainement braqués sur les deux meilleurs finisseurs français, Nacer Bouhanni et Arnaud Démare, à moins que leur successeur dans le maillot tricolore, Steven Tronet, ne vienne créer la surprise. Mais le débat ne se limitera pas à un énième épisode de la lutte pour la suprématie nationale. Des valeurs sûres de l’emballage final seront également dans le coup : Gianni Meersman et Jens Debusschere pour l’école belge, Danny Van Poppel et Moreno Hofland côté hollandais, la pointe de vitesse italienne représentée par Matteo Pelucchi et Giacomo Nizzolo, sans oublier la puissance à l’allemande version Gerald Ciolek et Nikias Arndt, ou le sens de l’à-propos de l’Irlandais Sam Bennett.

 Si de nombreuses équipes ont de bonnes raisons de favoriser l’arrivée d’un peloton groupé à Tours, les mêmes ont également de sérieux attaquants capables de bousculer le peloton dans les difficultés du final, comme l’avait fait le tenant du titre Jelle Wallays en 2014. Dans ce registre, les candidats peuvent surgir de tous les rangs, mais la « pancarte » la plus visible sera certainement portée par Greg van Avermaet, bien que le statut d’outsider numéro 1 puisse aussi être revendiqué par Niki Terpstra ou par Tiesj Benoot. Là-aussi, le clan français dispose d’atouts valables, avec des hommes en forme comme Tony Gallopin et Alexis Gougeard.

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