24 octobre 2020

Lars Boom attendu au Carrefour

Sixième du Tour des Flandres, le Hollandais Lars Boom, tombé à deux reprises, dans A Travers les Flandres et au GP E3, contraint à déclarer forfait pour Gand-Wevelgem, a retrouvé toutes ses facultés à l’approche de Paris-Roubaix. Son retour sur les pavés où il a remporté la cinquième étape du dernier Tour de France s’annonce sous de bons auspices.

Sixième du Tour des Flandres, le Hollandais Lars Boom, tombé à deux reprises, dans A Travers les Flandres et au GP E3, contraint à déclarer forfait pour Gand-Wevelgem, a retrouvé toutes ses facultés à l’approche de Paris-Roubaix. Son retour sur les pavés où il a remporté la cinquième étape du dernier Tour de France s’annonce sous de bons auspices.

PIC452606641[dropcap]L[/dropcap]e 9 juillet dernier, au petit matin, Lars Boom s’était frotté les mains en voyant la pluie s’abattre sur le nord de la France et la Belgique voisine d’où partait (d’Ypres) la cinquième étape du Tour de France, avec treize kilomètres de secteurs pavés au programme. En cinq participations à Paris-Roubaix, le Hollandais, adepte du cyclo-cross (champion du monde 2008), n’avait connu que le temps sec du mois d’avril et ne s’était pas exprimé dans la reine des classiques à la hauteur des attentes qu’il suscitait en début de carrière (hors-délai en 2010, 12e en 2011, 6e en 2012, 14e en 2013, 37e en 2014). Mais en ce jour de grâce sur le Tour de France, il a accompli le chef d’œuvre dont il rêvait en ces lieux, triomphateur en solitaire, crassé mais heureux, devant le chevalet d’Arenberg.

 « La pratique du cyclo-cross m’a beaucoup avantagé pour remporter cette étape, explique-t-il. J’ai tiré de cette discipline la technique de pilotage du vélo qui me permet de bien rouler en terrain boueux. Un Paris-Roubaix mouillé serait également à mon avantage. J’ai plus de confiance que la plupart des autres coureurs dans ces conditions. Pourtant, je ne cours quasiment plus en cyclo-cross, ce qui explique pourquoi je suis moins efficace contre la montre qu’avant. Voilà deux hivers que je ne dispute aucun cyclo-cross et que je privilégie les stages et les courses par étapes de début de saison (Tour Down Under, Dubaï Tour et Tour du Qatar) parce que le niveau s’est terriblement élevé. Même le titre néerlandais m’est devenu inaccessible face à Lars Van der Haar et Mathieu Van der Poel. Les intensités que requiert le cyclo-cross m’amèneraient en forme trop tôt alors que les classiques constituent mon objectif prioritaire de la saison. »

 « Il m’arrive d’aller seul m’imprégner du parcours »

 A 29 ans, Boom, passé sous casaque Astana, sait qu’en juillet prochain, il risque d’être affecté au service de Vincenzo Nibali sur les pavés, au lieu de tenter de s’imposer à Cambrai comme à Arenberg. D’où son envie décuplée d’assumer ses responsabilités de leader d’équipe ce dimanche. « Il est possible de gagner en faisant partie de n’importe quelle équipe,dit-il. Etixx-Quick Step n’est pas la seule en course. Il faut un peu de chance, que je n’ai pas eue jusqu’à présent dans Paris-Roubaix. Je connais parfaitement les secteurs, soit par leur nom soit par leur numéro, car en plus des reconnaissances avec l’équipe, il m’arrive d’aller seul m’imprégner du parcours. La manière de gagner importe peu mais j’aimerais arriver en solitaire sur le vélodrome, idéalement en m’échappant définitivement au Carrefour. »

 Il entend par là le Carrefour de l’Arbre dont il partage le nom (arbre se dit boom en néerlandais). « Je suis satisfait de ma sixième place au Tour des Flandres, dit-il. Au moment où Niki Terpstra et Alexander Kristoff se sont échappés, j’ai hésité à changer de vélo car un de mes pneus se dégonflait. Mais ma prestation est de bon augure pour Paris-Roubaix. Je ressens toujours quelques douleurs à une hanche depuis ma chute dans A Travers les Flandres mais j’ai pu mettre les dernières touches de finition à ma préparation de Paris-Roubaix. »

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