Et de 2 pour Matthews !

Une confrontation entre sprinteurs était bien attendue pour l’arrivée à Commentry, mais c’est une bataille un peu trop musclée au goût des commissaires de course qui s’est jouée dans le final entre Nacer Bouhanni et Michael Matthews, à qui a finalement été attribuée la victoire.

Paris-Nice 2016 - 07/03/2016 - Etape 1 - Conde-sur-Vesgre - Vendome (198 Km) - MATTHEWS Michael; Orica GreenEDGE - Maillot Jaune

Une confrontation entre sprinteurs était bien attendue pour l’arrivée à Commentry, mais c’est une bataille un peu trop musclée au goût des commissaires de course qui s’est jouée dans le final entre Nacer Bouhanni et Michael Matthews, à qui a finalement été attribuée la victoire. Le coureur australien, qui s’était déjà imposé dans le département de l’Allier l’année dernière à Saint-Pourçain-sur-Sioule, remporte au total sa troisième étape sur Paris-Nice, et conforte sa position en tête du général. Il abordera l’étape du Mont Brouilly vêtu du maillot jaune, les bonifications empochées sur la ligne portant à 14’’ son avance sur Tom Dumoulin.

Plus de 10 minutes d’avance pour le quatuor de tête

Après le forfait de Jérôme Coppel, malade, il reste 174 coureurs dans le peloton qui prend le départ de la deuxième étape. Tsgabu Grmay (Lampre), Matthias Brandle (IAM), Anthony Delaplace (Fortuneo) et Evaldas Siskevicius (Delko Marseille) quittent le peloton dans le premier kilomètre, et obtiennent un avantage maximal de 10’50’’ au kilomètre 15. L’écart commence à baisser au passage du sprint intermédiaire de Chabris (km 25), remporté par Siskevicius. Mais la prise en main du peloton par les équipes Orica-GreenEdge et Etixx-Quick Step produit ses effets de façon très progressive : plus que 5’20’’ au km 71, puis 3’55’’ au ravitaillement (km 91).

Katusha également au travail

L’échappée subit ensuite la situation au gré des accélérations et des fléchissements du peloton, mais la poursuite est menée de façon un peu plus appliquée à l’approche des 50 derniers kilomètres, alors que des coureurs de Katusha s’associent au travail. Les attaquants n’ont par exemple plus que 2’40’’ d’avance au franchissement de la côte d’Estivareilles (km 160), où Delaplace est passé en tête.

Grmay lâche prise le premier

Le défi devient particulièrement ardu, avec moins d’une minute de marge pour résister dans les 30 derniers kilomètres. L’Ethiopien Tsgabu Grmay est le premier à abdiquer, à 27 km de l’arrivée. La persévérance du trio de tête l’emmène ensuite jusqu’au premier passage sur la ligne d’arrivée, avec un écart résiduel de 35’’… et 17 km à parcourir.

Sprint irrégulier pour Bouhanni

C’est finalement le duo Siskevicius-Brandle qui résiste le plus longtemps, mais réintègre le peloton après 200 kilomètres d’échappée. Une bataille entre sprinteurs se précise dans les dix derniers kilomètres. Mais à deux kilomètres de l’arrivée, l’accélération orchestrée par les coureurs d’Orica étire le peloton et élimine plusieurs candidats à la victoire, dont Marcel Kittel. Nacer Bouhanni est en revanche bien placé, mais dans son ultime bataille avec Matthews, il commet l’erreur d’enfermer son rival contre la barrière. Le maillot jaune ralentit pour éviter la chute de justesse, Nacer Bouhanni est donc annoncé vainqueur dans un premier temps. Le sprint est ensuite jugé irrégulier, et le Français se retrouve déclassé en 3ème position par le jury des commissaires.

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