25 septembre 2020

Paris-Nice Et. 5 : Cimolai d’un boyau

L’étape de Rasteau offrait un terrain propice à la réussite d’une échappée, spécialement lorsque le groupe d’attaque implique des coureurs du calibre d’Andrew Talansky et Thomas De Gendt, déjà vainqueurs d’étapes de Paris-Nice dans leur carrière. Mais il s’agissait également de la dernière occasion nette pour les sprinteurs d’aller chercher un bouquet cette semaine.
©ASO/G.Demouveau

[dropcap]L[/dropcap]’étape de Rasteau offrait un terrain propice à la réussite d’une échappée, spécialement lorsque le groupe d’attaque implique des coureurs du calibre d’Andrew Talansky et Thomas De Gendt, déjà vainqueurs d’étapes de Paris-Nice dans leur carrière. Mais il s’agissait également de la dernière occasion nette pour les sprinteurs d’aller chercher un bouquet cette semaine. Au grand dam de Thomas De Gendt, toujours en tête dans le dernier kilomètre, le sprint a été organisé par les équipes Cofidis, puis Giant-Alpecin et enfin Orica-GreenEdge. Dans cette ultime bataille, Bryan Coquard a semblé le plus rapide avec une accélération foudroyante mais un peu trop précoce à 300m de l’arrivée. C’est finalement Davide Cimolai qui est venu coiffer le coureur d’Europcar dans les dix derniers mètres.

 Talansky dans l’échappée

La montée au col de la République se dresse devant le peloton dès le premier kilomètre, où Bryan Noleau (Fra-Europcar) tente une sortie, mais il est repris au km 4. Un trio se forme ensuite avec Thomas De Gendt (Bel-Lotto-Soudal), Andrew Talansky (Usa-Cannondale)  et Romain Sicard (Fra-Europcar), qui basculent ensemble au col, puis attendent le renfort d’Egor Silin (Rus-Katusha) et Pawel Poljanski (Pol-Tinkoff), sortis du peloton en contre-attaque.

 Cofidis au travail

Le quinté de tête progresse dans l’étape avec une bride très resserrée par l’équipe Etixx-Quick Step, ce qui n’empêche pas Thomas De Gendt de conforter sa position en tête du classement de la montagne. Le Belge passe en effet en tête au col du Devès (km 125), où l’échappée enregistre un avantage maximal de 3’50’’. C’est le moment où l’équipe Cofidis décide de se joindre au travail de poursuite à l’avant du peloton.

 Le renfort de Trek

Le rapprochement ne tarde pas à se faire sentir sur le plan chronométrique : l’échappée n’a plus que 2’20’’ d’avance au sprint intermédiaire de Valréas (km 164). Avec le renfort des coureurs de Trek, puis des Sky, le club des cinq résiste de plus en plus difficilement. Leur avantage tome sous la minute à l’entrée dans les 15 derniers kilomètres.

 Coquard… à 10 mètres près

En s’attaquant à la côte de Buisson, les échappés n’ont plus que 35’’ d’avance sur le peloton. Le groupe perd d’ailleurs dans cette ultime ascension Romain Sicard, puis Pawel Poljanski. Le trio qui persiste conserve une marge infime  de 30’’ au sommet. Dans les huit derniers kilomètres, Talansky abdique à 4 km du but, tandis que Silin est lâché par De Gendt à 2 km. Sous la flamme rouge, le maillot à pois a encore 10’’, mais le peloton emmené par la FDJ fond sur lui. Démare semble bien placé, mais l’accélération de Bryan Coquard surprend tous les protagonistes du sprint… sauf Davide Cimolai, qui parvient à le reprendre dans les dix derniers mètres pour aller chercher sa première victoire sur Paris-Nice.

http://dai.ly/x2jfinq

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